
ROBERT STEPHAN,
né en 1943 a choisi le bois des forêts proches de son village,
Kertzfeld, pour y formuler, avec le sobre lyrisme de ceux qui
vivent dans une réelle proximité avec la nature, une très
personnelle « poésie sculptée ».
Ses outils d’écriture sont des tronçonneuses de tous les
calibres qu’il manie en athlète pour inscrire au coeur du
bois la vibration de la lumière avec la précision, la légèreté
d’un aquarelliste ou d’un calligraphe. Son encre,
c’est fréquemment le feu qui donne au végétal
l’éternité d’une stèle ou d’une colonne, mais
aussi des pigments bleutés ou de la chaux blanche rappelant ainsi
l’infini du ciel ou la pureté des premières neiges ou encore
la terre séchée imprégnant le bois brut.
PAUL GUÉRIN.